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Le Figaro - Sports : Le XV de France doit en finir avec les promesses

  • Le XV de France doit en finir avec les promesses

    Par David Reyrat
    05/02/2010 | Mise à jour : 23:09
    Réactions(17)
    Thierry Dusautoir, le capitaine (à gauche, ici à l'entraînement avec Sébastien Chabal), estime que l'équipe de France «se doit de remporter ce Tournoi pour enfin valider (son) potentiel, toucher à l'excellence.»
    Thierry Dusautoir, le capitaine (à gauche, ici à l'entraînement avec Sébastien Chabal), estime que l'équipe de France «se doit de remporter ce Tournoi pour enfin valider (son) potentiel, toucher à l'excellence.» Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

    Les Bleus ont l'obligation de remporter le Tournoi des six nations. La reconquête commence dimanche en Écosse.

    Attention, danger ! Cette balade inaugurale du XV de France en Écosse, face à un adversaire réputé friable et chétif, a tout du piège, mais taille gros gibier. Que les Bleus tombent dedans, façon balourds à la vue basse, et les critiques se déchaîneront. À l'orée de son troisième Tournoi des six nations à la tête du XV de France, Marc Lièvremont a épuisé toutes les réserves de mansuétude à son égard. La clémence due au débutant ; l'empathie envers un homme sincère et attachant. Mais que les dernières illusions s'envolent dimanche, au son plaintif des cornemuses, et le sélectionneur et son équipe entreront dans une forte zone de turbulences.

    Cette fois, les promesses de lendemains qui chantent ou la faute rejetée aux cadences d'un championnat trop décrié ne suffiront pas à apaiser le courroux des supporteurs. Deux saisons que Lièvremont et ses adjoints vendent leur projet d'un jeu audacieux, clinquant. Deux saisons qu'ils essayent toutes les compositions d'équipe possibles. La jeunesse au pouvoir. Puis le rappel des anciens, bons à rien hier, sauveurs le lendemain. Des choix de plus en plus difficiles à suivre. Le dernier exemple en date ? Trente joueurs présélectionnés pour, au premier forfait, rappeler Frédéric Michalak qui n'était pas de cette liste élargie…

    Des sautes d'humeur. Pour des résultats qui en suivent la courbe. À un succès héroïque face aux Gallois succède une déroute en Angleterre. Un exploit en Nouvelle-Zélande est effacé par un revers en Australie. Un triomphe face aux champions du monde sud-africains réveille l'espoir. Les All Blacks se chargent aussitôt de le réduire en cendres fumantes. Au final, les sélectionneurs ont testé plus de 70 joueurs en deux ans sans jamais engranger plus de deux victoires d'affilée. Et leur jeu, vanté sous toutes ses coutures, est resté au stade des intentions. Chimère sur tableau noir.

    Malgré toutes ces désillusions, les fidèles veulent encore y croire. Après deux Tournois des six nations conclus à une médiocre troisième place, ils espèrent enfin le meilleur pour cette édition anniversaire. Cent ans, cette année, que les Bleus ont été invités par les nations britanniques à partager baffes et banquets, empoignades viriles et échappées belles. L'occasion rêvée de faire souffler sur les bougies un grand vent de folie. De renouer avec la gloire passée par la grâce d'un grand chelem enlevé. L'occasion, aussi, de se replacer parmi les favoris à vingt mois de la Coupe du monde.

    La défense inquiète

    Les Bleus sont conscients de cette attente. Et des conséquences urticantes d'un nouvel échec. «Je comprends ces exigences, pose Thierry Dusautoir, capitaine valeureux. On se doit de remporter ce Tournoi pour enfin valider notre potentiel, toucher à l'excellence. Mais j'ai foi en cette équipe.» «Il ne faut plus caler sur cette passe de trois victoires consécutives», pose, plus pragmatique, un Marc Lièvremont qui se sait aux abois. Pour parer au pire, il n'a pas hésité à remiser ses rêves de liberté pour bâtir une ligne de trois-quarts de fort tonnage, emmenée par les 110 kg du revenant Mathieu Bastareaud, qui plus est lesté de son affreux bobard de l'été dernier.

    On en revient à cette entrée en matière face à des Écossais lassés d'être la risée de la vieille Europe, de batailler avec l'Italie pour éviter l'infamante cuillère de bois. En novembre dernier, le XV au chardon a porté haut sa fierté. Chris Cusiter et ses partenaires ont poussé le sacrifice à son paroxysme pour venir à bout de l'Australie… 9 à 8 ! Malgré leur déficit de puissance, ils se sont rassurés en défense. Un secteur où les Bleus ne présentent plus guère de garanties. Onze essais concédés lors du Tournoi 2009. Cinq de plus lors de leur dernière sortie, cauchemardesque, face à la Nouvelle-Zélande (39-12).

    Les raisons de s'inquiéter existent donc. Aux hommes de Marc Lièvremont de les apaiser, dimanche à Murrayfield. Pour recevoir, dans une semaine, l'Irlande, imposante tenante du titre, l'espoir au cœur plutôt que la peur au ventre.

    Les adversaires des Bleus

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    <strong>Angleterre : Johnson déjà sous pression</strong><br /> Un grand joueur fait-il un grand entraîneur ? Martin Johnson, l'ex-capitaine des champions du monde 2003, est loin de connaître les mêmes succès en tant que sélectionneur du XV de la Rose (8 défaites en 14 matchs). Mais l'ancien deuxième ligne annonce qu'il dispose, avec les retours de Delon Armitage, le plus francophone des Anglais, Nick Easter et Mark Cueto, du meilleur effectif depuis sa prise de fonction en 2008. Il serait temps, car la grogne monte outre-Manche : l'Angleterre n'a plus remporté le Tournoi depuis 2003, ce qui n'était pas arrivé depuis les sombres années 1980. Pis, certains joueurs reprochent à
    Angleterre : Johnson déjà sous pression
    Un grand joueur fait-il un grand entraîneur ? Martin Johnson, l'ex-capitaine des champions du monde 2003, est loin de connaître les mêmes succès en tant que sélectionneur du XV de la Rose (8 défaites en 14 matchs). Mais l'ancien deuxième ligne annonce qu'il dispose, avec les retours de Delon Armitage, le plus francophone des Anglais, Nick Easter et Mark Cueto, du meilleur effectif depuis sa prise de fonction en 2008. Il serait temps, car la grogne monte outre-Manche : l'Angleterre n'a plus remporté le Tournoi depuis 2003, ce qui n'était pas arrivé depuis les sombres années 1980. Pis, certains joueurs reprochent à "Johnno" de les enfermer dans des schémas trop restrictifs. Seule bonne nouvelle, le retour au premier plan de Jonny Wilkinson qui revit à Toulon. Suffisant pour retrouver le haut de l'affiche ? AP
    <strong>Écosse : confirmer l'éclaircie</strong><br /> Marc Lièvremont a récemment qualifié les Écossais (ci-dessus, le buteur Chris Paterson) de
    Écosse : confirmer l'éclaircie
    Marc Lièvremont a récemment qualifié les Écossais (ci-dessus, le buteur Chris Paterson) de "All Blacks du Nord", saluant ainsi leur état d'esprit joueur. Mais la comparaison s'arrête là. Avant-dernier lors des deux dernières éditions du Tournoi, "cuillère de bois" en 2007, le XV au chardon est condamné à jouer les faire-valoir, du fait de l'étroitesse de son réservoir et du déclin du rugby dans les Highlands (moins de 20 000 licenciés). S'il faut une raison d'y croire, la victoire surprise - et historique - à l'automne contre les Wallabies (9-8) pourrait servir de déclencheur aux coéquipiers des anciens Catalans Chris Cusiter, promu capitaine, et Nathan Hines. L'entraîneur, Andy Robinson, après son calvaire à la tête de l'Angleterre (13 défaites en 22 matchs), espère frapper un grand coup d'entrée face aux Bleus. AP
    <strong>Irlande : assumer le statut de favori</strong><br /> Le plus dur commence. L'an passé, l'Irlande (ci-dessus, Jamie Heaslip), a décroché son premier grand chelem depuis 1948 et fini l'année 2009 invaincue (seul accroc, un match nul contre l'Australie, à l'automne). Ajoutée aux succès à répétition des franchises du Munster et du Leinster (3 des 4 derniers titres en H Cup), la domination des coéquipiers de Brian O'Driscoll (BOD) sur l'Europe est totale. "BOD est-il meilleur que Dieu ?"), a même osé l'Irish Times. En un an, l'entraîneur Duncan Kindley, ancien mentor du monstre Munster (titres européens 2006 et 2008), a décomplexé le XV du Trèfle. Assez pour réussir le premier doublé depuis que le Tournoi est passé à six nations ?" border="0" />
    Irlande : assumer le statut de favori
    Le plus dur commence. L'an passé, l'Irlande (ci-dessus, Jamie Heaslip), a décroché son premier grand chelem depuis 1948 et fini l'année 2009 invaincue (seul accroc, un match nul contre l'Australie, à l'automne). Ajoutée aux succès à répétition des franchises du Munster et du Leinster (3 des 4 derniers titres en H Cup), la domination des coéquipiers de Brian O'Driscoll (BOD) sur l'Europe est totale. "Is BOD better than GOD ?" ("BOD est-il meilleur que Dieu ?"), a même osé l'Irish Times. En un an, l'entraîneur Duncan Kindley, ancien mentor du monstre Munster (titres européens 2006 et 2008), a décomplexé le XV du Trèfle. Assez pour réussir le premier doublé depuis que le Tournoi est passé à six nations ? AP
    <strong>Pays de Galles : l'heure du rachat</strong><br /> Dans la foulée du dixième grand chelem de son histoire en 2008, le pays de Galles s'est raté l'an dernier (4e). La tournée de novembre ne l'a guère rassuré (défaites contre les All Blacks et l'Australie). Après des débuts fracassants, l'entraîneur néo-zélandais Warren Gatland est attendu sur sa capacité à remobiliser des joueurs qui ont pourtant franchi un cap grâce à la Coupe d'Europe (les Ospreys seront opposés à Biarritz en quart de finale). Le potentiel des Diables rouges n'est plus à démontrer : un pack solide, emmené par son capitaine Ryan Jones (photo ci-dessus), et une ligne de trois-quarts redoutable, à l'image de l'ailier de poche Shane Williams (48 essais en 68 sélections). Comme il y a deux ans, tout commence à Twickenham. On sera donc vite fixé sur le potentiel du XV gallois…
    Pays de Galles : l'heure du rachat
    Dans la foulée du dixième grand chelem de son histoire en 2008, le pays de Galles s'est raté l'an dernier (4e). La tournée de novembre ne l'a guère rassuré (défaites contre les All Blacks et l'Australie). Après des débuts fracassants, l'entraîneur néo-zélandais Warren Gatland est attendu sur sa capacité à remobiliser des joueurs qui ont pourtant franchi un cap grâce à la Coupe d'Europe (les Ospreys seront opposés à Biarritz en quart de finale). Le potentiel des Diables rouges n'est plus à démontrer : un pack solide, emmené par son capitaine Ryan Jones (photo ci-dessus), et une ligne de trois-quarts redoutable, à l'image de l'ailier de poche Shane Williams (48 essais en 68 sélections). Comme il y a deux ans, tout commence à Twickenham. On sera donc vite fixé sur le potentiel du XV gallois… AP
    <strong>Italie : éviter la
    Les années se suivent et sont amenées à se ressembler. Depuis son intégration en 2000, l'Italie (ici, Martin Castrogiovanni), poursuit son douloureux apprentissage (6 victoires, 1 nul, 43 défaites). Nick Mallett, successeur de Pierre Berbizier, n'a pas réussi à confirmer la belle performance de 2007 (succès en Écosse et face au pays de Galles). D'autant plus difficile, cette année, que l'omniprésent troisième ligne du Stade Français, Sergio Parisse, est blessé. L'ouvreur de Bayonne, Craig Gower, ancien international australien à XIII et naturalisé à la faveur d'un grand-père né en Italie, connaîtra son baptême du feu dans le Tournoi à Dublin. Bienvenue dans l'enfer de Croke Park." border="0" />
    Italie : éviter la "cuillère de bois"
    Les années se suivent et sont amenées à se ressembler. Depuis son intégration en 2000, l'Italie (ici, Martin Castrogiovanni), poursuit son douloureux apprentissage (6 victoires, 1 nul, 43 défaites). Nick Mallett, successeur de Pierre Berbizier, n'a pas réussi à confirmer la belle performance de 2007 (succès en Écosse et face au pays de Galles). D'autant plus difficile, cette année, que l'omniprésent troisième ligne du Stade Français, Sergio Parisse, est blessé. L'ouvreur de Bayonne, Craig Gower, ancien international australien à XIII et naturalisé à la faveur d'un grand-père né en Italie, connaîtra son baptême du feu dans le Tournoi à Dublin. Bienvenue dans l'enfer de Croke Park. AP
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  • Avatarjourbon

    Sinon, ce serait la fin du monde tous les dix ans depuis des siècles. Amen !

    Le 7/02/2010 à 11:15 RépondreAlerter
    Avatarjourbon

    Je ne sais pas qui a écrit cet article, mais ce que je remarque , c'est qu'il n'y connaît pas grand choses au rugby, c'est le moins que l'on puisse dire .

    D'ailleurs ce même article pourra être mis en parlant de l'équipe de France de foot avant la prochaine coupe du monde.

    CQFD.

    Le 7/02/2010 à 11:20 RépondreAlerter
    Avatarpapimus

    en finir avec les promesses, c'est tellement français et c'est ce qui nous colle le mieux à la peau.

    Le 7/02/2010 à 11:47 RépondreAlerter
    AvatarAnatole007

    Le XV anglais fait figure d'épouvantail. A en juger de sa prestation de samedi contre les gallois, notre équipe aura fort-à-faire. En effet, leur regroupement est impressionnant et se situe à deux secondes d'avance, par rapport à leurs adversaires. Leur tactique de "faucheuse" est payante et ravageuse.
    Je vois la vie en "Bleu", alors vive nos tricolores !

    Le 7/02/2010 à 11:51 RépondreAlerter
    AvatarQUID

    Le DOMENECH du rugby

    Le 7/02/2010 à 11:51 RépondreAlerter
    AvatarEmile001

    Je ne cautionnerai cet article qu?au titre du constat et de la question qui est pos

    Le 7/02/2010 à 12:12 RépondreAlerter
    Avatarmorocons

    qu'ajouter?
    pas grand chose pour ma part je ne comprends pas la selction de Oeadrogo en troisième ligne... il y a quelques blessés ce qui diminue le potentiel de cette équipe... allez la france.

    Le 7/02/2010 à 14:43 RépondreAlerter
    AvatarSeattle001

    Comme le gouvernement devrait en finir avec ses manipulations et ses mensonges.

    Le 7/02/2010 à 16:58 RépondreAlerter
    Avatarjehan11

    ...lui

    Le 8/02/2010 à 16:13 RépondreAlerter
    Avatarjehan11

    ...auquel je souscris entièrement

    Le 8/02/2010 à 16:15 RépondreAlerter
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